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Lundi 5 juin 2006 1 05 /06 /Juin /2006 12:09

A l'image de la planète, la capitale mexicaine est mal approvisionnée en eau. Pendant une semaine, ONG, institutions internationales et représentants locaux vont essayer de trouver les moyens d'améliorer le sort du milliard de personnes qui n'a pas accès à l'eau potable.

 

Mexico, de notre correspondante
Après Marrakech, La Haye et Kyoto, c'est au tour de Mexico d'accueillir le 4ème Forum mondial de l'eau jeudi, et jusqu' au 22 mars. Il est peu probable que la capitale mexicaine ait obtenu l'organisation de cette manifestation, à laquelle sont attendus plus de 5000 participants, en raison de la bonne gestion de son eau. Depuis des années, la mégalopole se repose essentiellement sur la surexploitation des nappes phréatiques pour alimenter ses 22 millions d'habitants en eau, ce qui a provoqué de nombreux affaissements du sous-sol. Au cours du siècle dernier, s'est enfoncé de 10 mètres. Certains quartiers s'enfoncent de un mètre par an. Et l'eau ne coule pas pour autant dans tous les foyers. Loin de là. L'approvisionnement fait défaut, le recyclage des eaux usées est quasi-inexistant, l'absence d'entretien des canalisations fait que près de 50% de l'eau se perd dans le sous-sol. Et les «chilangos» (habitants de Mexico) «oublient» les trois quart du temps de payer leur facture.
En fait,
concentre, en une seule ville, l'ensemble des problèmes que vont aborder pendant sept jours représentants d'Etat et de collectivités locales, institutions internationales, experts, professionnels et ONG de 55 pays autour du thème «des actions locales pour un défi mondial». En toile de fond de cette réunion, l'engagement des pays membres des Nations Unies de réduire de moitié d'ici 2015 le nombre de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable: plus d'un milliard sont dans ce cas à l'échelle planétaire.
Pour relever ce défi, l'une des pistes est la décentralisation qui donnerait aux collectivités locales une plus grande maîtrise de la gestion de leur eau. Elle peut se heurter parfois à des problèmes de calendrier: au Mexique par exemple, les maires sont élus pour un mandat de trois ans non renouvelable, une période trop courte pour qu'ils tirent un bénéfice d'installations réalisées sur le moyen terme. L'autre piste est le partenariat public privé (PPP), fortement conseillé par les institutions multilatérales comme
la Banque mondiale, Les PPP permettent de compenser les restrictions budgétaires des Etats et met à la disposition des gouvernements et des collectivités locales l'expertise des entreprises spécialisées dans la gestion de l'eau. De nombreuses organisations non gouvernementales y voient une privatisation partielle des ressources en eau, et défendent, à l'instar de Danielle Mitterrand «que l'eau n'est pas une marchandise mais un bien public». Parallèlement à l'événement officiel, les ONG tiendront un forum alternatif, au cours duquel le Tribunal latinoaméricain de l'eau, instance indépendante sans réelle valeur juridique, examinera 13 cas situés en Amérique latine violant «le droit fondamental de tout individu à l'eau».
Selon les organisateurs du Forum, les Etats-Unis envoient la délégation la plus importante (391 participants).
La délégation française, conduite par la ministre de l'environnement, Nelly Olin, compte 309 personnes parmi lesquelles de nombreux élus. Viennent ensuite le Japon (252), l'Inde (181), les Pays-Bas (175) et le Nigéria (151). Bien que le Forum est une dominante politique et non commerciale, les entreprises seront également présentes. Au premier rang desquelles le groupe Suez et Veolia.

par Babette Stern
LIBERATION.FR : jeudi 16 mars 2006 - 15:42

 

 

 

 

Par Alain - Publié dans : alain
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 10:24

 

Femme à un point d'eau en Afrique.(Photo : Coopération/ministère des Affaires étrangères)
Femme à un point d'eau en Afrique.
(Photo : Coopération/ministère des Affaires étrangères)

Face au risque mondial de pénurie d’eau douce, les rencontres internationales se sont multipliées pour tenter de développer une vision partagée de la gestion de l’eau et obtenir les engagements politiques nécessaires à la résolution de ce problème crucial à l’échelle planétaire. Initiative conjointe du gouvernement mexicain et du Conseil mondial de l’eau (CME) créé en 1996 pour stimuler la réflexion sur les enjeux de la politique internationale de l’eau, le 4e Forum mondial de l’eau devrait mettre l’accent cette année sur le financement d’actions locales dans le secteur agricole et la construction d’infrastructures d’accès à l’eau et à l’assainissement.De six milliards d’individus en l’an 2000, la population mondiale devrait passer à huit milliards en 2025 tandis que la quantité moyenne d’eau douce disponible – 6 600 mètres cubes par habitant et par an – devrait de ce fait chuter d’un tiers. Si rien n’est fait, plus de la moitié de l’humanité serait alors menacée de «stress hydrique», seuil d’alerte que les Nations unies ont établi au-dessous de 1 000 mètres cubes par habitant et par an. De plus, la consommation d’eau est inégalitaire : en moyenne 20 litres par personne et par jour dans les pays en développement (PED), contre 400 à 500 litres dans les pays industrialisés. Ne serait-il pas temps d’établir une hiérarchie des besoins, en évitant les mauvaises affectations et les gaspillages ? D’autant que l’eau douce ne représente que 3 % des ressources hydriques disponibles à l’échelle planétaire.

L’eau, un bien économique

Ces quinze dernières années, la problématique mondiale de l’eau a progressivement évolué. Dans la perspective d’un développement durable et de la réduction de la pauvreté, la question de l’eau a été identifiée pour la première fois comme un problème majeur par le Sommet de la planète Terre de Rio de Janeiro (Brésil) en 1992. Un peu plus tôt, en Irlande (Dublin, 1992), le principe de la valeur de l’eau «en tant que bien économique» est posé, suscitant bien des questions sur la manière de concilier la tarification et l’accessibilité à l’eau, notamment pour les plus pauvres, ainsi que celui d’une gestion intégrée de l’eau, qui introduit l’idée d’une tarification comme outil de gestion et de récupération des coûts des investissements dans le domaine.

Comment réduire de moitié le déficit de financement des infrastructures de l’eau et de l’assainissement alors qu’un habitant sur cinq de la planète n’a pas d’accès à l’eau potable et qu’un sur deux ne bénéficie pas de connexion à un réseau d’assainissement ? «

Un monde sécurisé sur l’eau», le rapport commandité par 1er Forum mondial de l’eau, organisé par le CME au Maroc (Marrakech, 1997), et présenté lors du 2e Forum aux Pays-Bas (La Haye, 2000), préconise d’investir 100 milliards de dollars de plus chaque année dans toutes les branches du secteur. Dans une déclaration intitulée «Vision mondiale de l’eau», le CME s’engage aussi à mieux faire connaître la crise que vit cette ressource et à forger un consensus quant à la manière de l’utiliser durablement.

Comment protéger les écosystèmes, partager les ressources, gérer les risques, évaluer le prix de l’eau, la gérer de façon plus judicieuse ? Ces priorités ont pris toute leur dimension avec la Déclaration du millénaire (New-York, 2000) et les conclusions du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) de Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002. Dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour 2015, les Etats-membres de l’ONU s’engagent à réduire de moitié le nombre des ceux qui n’ont pas d’accès durable à une eau saine, accessible et en quantité suffisante. Un tremplin vers l’accès mondial à la sécurité de l’eau dans le monde en 2025, adopté par le Partenariat mondial de l’eau (créé en 1996), qui inclut cette fois l’irrigation, le traitement des eaux usées, les effluents industriels, la gestion des ressources en eau et l’environnement.

L’irrigation, une question de financement

Reste à évaluer les ressources financières nécessaires à la réalisation de ces OMD. Un comité d’experts, présidé par Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI, a présenté un rapport, «Financement de l’eau pour tous», lors du 3e Forum (Kyoto, 2003). «Il n’était pas dans notre mandat de philosopher sur ce drame mais d’explorer, semble-t-il pour la première fois, sa dimension financière», déclare Michel Camdessus. Un groupe de travail, chargé de la mise en œuvre de ce rapport, a ensuite été constitué en 2005, sous la direction de Angel Gurria, membre du Panel Camdessus, ancien ministre des Finances du Mexique et nommé entre temps secrétaire général de l’OCDE. Lors de trois rencontres à Hyderabad (Inde), Pretoria (Afrique du Sud), Alexandrie (Egypte), il a mis l’accent sur le «financement de l’eau pour l’agriculture», qui représente «entre 70 % et 80 % des ressources en eau douce» consommées sur la planète, précise M. Gurria. Un sujet que le Panel Camdessus n’avait pas abordé, posant plutôt un diagnostic – assez sévère – sur les conditions de gestion et de financement de l’eau potable et de l’assainissement urbain.

Afin de mettre en place une approche décentralisée, les organisateurs du Forum ont aussi instauré un processus préparatoire régional – Afrique, Amériques, Asie Pacifique, Europe et Moyen-Orient. Après avoir recensé leurs défis majeurs, ses différents acteurs (Institutions financières internationales, autorités gouvernementales, partenaire publics et privés, ONG) se sont penchés sur les moyens de renforcer les actions locales les plus pertinentes développées depuis Kyoto. Chaque groupe a recensé dans son rapport de synthèse les exemples les plus significatifs, ceux qui ont eu un impact concret sur l’amélioration de la gestion de l’eau, et qui sont susceptibles d’être reproduits dans d’autres contextes, locaux ou nationaux. Des études de cas qui pour certaines inspireront les conclusions et recommandations de la déclaration ministérielle finale, le 22 mars 2006, à Mexico.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/075/article_42377.asp

par Antoinette  Delafin

Article publié le 10/03/2006 Dernière mise à jour le 10/03/2006 à 17:24 TU

Par Alain - Publié dans : alain
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 10:24

1977

Conférence des Nations unies sur l'eau, Mar del Plata

 

Première conférence internationale ayant un impact d'envergure sur le dialogue au niveau mondial et sur l'élaboration des programmes des Nations unies.

L'eau est définie comme un bien commun.

Principe de base : Quel que soit leur niveau de développement et leur situation sur le plan socio-économique, tous les êtres humains devraient avoir accès à un approvisionnement en eau potable de qualité et en quantité suffisante pour satisfaire leurs besoins essentiels.

Plan d'action, recommandation A : Mise en euvre d'une évaluation systématique des ressources en eau.

 

1981

- 1990

Décennie internationale de l'approvisionnement en eau potable et de l'assainissement (proclamée par les Nations unies) 

 

Objectif : "Assurer aux populations un approvisionnement en eau potable de qualité et en quantité suffisante, ainsi que des installations sanitaires de base, d'ici 1990."
Sur le plan quantitatif, les objectifs n'ont pas été atteints.


Réalisation:
- Il s'avère nécessaire d'investir dans des approches exhaustives et équilibrées spécifiques à chaque pays
- Atteindre le but fixé en début décennie demandera bien plus de temps et d'argent que prévu.

 

1990

Consultation mondiale sur l'approvisionnement en eau et l'assainissement pour les années 90, New Dehli ? organisée par le PNUD

 

 

"Un peu pour tous vaut mieux que beaucoup pour peu de monde." Déclaration de New Delhi
La Déclaration de New Delhi lance un appel à toutes les nations pour définir une stratégie concertée et commune visant à intégrer au centre de la gestion des ressources en eau deux des principaux objectifs permettant aux populations de satisfaire leurs besoins essentiels, à savoir l'approvisionnement en eau potable et l'assainissement de l'environnement.

 

1992

Conférence internationale sur l'eau et l'environnement
- Session préparatoire du Sommet de la Planète Terre, Dublin

- organisée par l'OMM

 

Les 4 principes directeurs de la Déclaration de Dublin :
- L'eau douce est une ressource fragile et limitée, elle est indispensable à la vie, au développement et à l'environnement.
- La gestion et la mise en valeur des ressources en eau devraient reposer sur une approche participative et associer usagers, planificateurs et décideurs à tous les échelons
- Les femmes jouent un rôle essentiel dansl'approvisionnement, la gestion et la préservation de l'eau.
- L'eau, utilisée à de multiples fins, a une valeur économique et devrait donc être reconnue comme un bien économique.

 

1992

Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement (Sommet de la Planète Terre de la CNUED), Rio de Janeiro


Plan d'action : Action 21, Chapitre 18 consacré à l'eau.

Il convient de promouvoir:
- Une gestion globale de l'eau douce
- L'intégration des plans et des programmes sectoriels relatifs à l'eau dans le cadre des politiques économiques et sociales nationales
Pour la première fois, le développement et l'environnement ont été associés au coeur des débats. Cependant, l'eau ne figure pas encore parmi les priorités sur l'agenda international.


Création de la Commission sur le développement durable, pour évaluer le suivi de la conférence.

1994

Conférence ministérielle sur l'eau potable et l'assainissement de l'environnement, Noordwijk

 

Programme d'action : "Assigner une haute priorité aux programmes visant à fournir des systèmes de base d'assainissement et d'évacuation des excréments dans les zones urbaines et rurales."

 

1994

Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire

 

Assurer que les facteurs relatifs à la population, à l'environnement et à l'éradication de la pauvreté soient intégrés dans les politiques de développement durable.

 

1996

Conférence des Nations unies sur les établissements humains (Habitat II), Istanboul

 

Nous devons promouvoir des cadres de vie sains, grâce en particulier à l'approvisionnement en eau salubre en quantité suffisante, et à une gestion efficace des déchets.

 

1997


1er Forum mondial de l'eau , Marrakech

 

L'eau risque d'être considérée comme un bien onéreux et marchand. Il nous faut donc veiller à ce que l'eau ne devienne pas une source de conflit, au même titre que l'essence.


Priorités :
- approvisionnement en eau et assainissement
- gestion des eaux partagées
- conservation des écosystèmes
- égalité des sexes
- utilisation efficace de l?eau

 

2000


2ème Forum mondial de l'eau, La Haye

 

Tout le monde s'accorde à reconnaître la nécessité d'une meilleure gouvernance et d'une gestion intégrée des ressources en eau douce. L'eau devrait être l'affaire de tous. La sécurité de l'approvisionnement en eau constitue un volet essentiel au même titre que la faim et la protection de l'environnement dans le monde. L'eau, c'est la vie ; elle est essentielle à la santé de l'homme et à la préservation des écosystèmes, et constitue une condition primordiale du développement des pays.

Présentation de la Vision mondiale de l'eau, dont la coordination est assurée par le Conseil mondial de l'eau.

Messages clef :
- Faire participer toutes les parties prenantes à la gestion intégrée des ressources en eau
- Instaurer la tarification de tous les services d'eau en fonction de la totalité des coûts
- Augmenter le financement public pour la recherche et l'innovation dans l'intérêt de la population
- Renforcer la coopération au sein des bassins fluviaux internationaux en vue d'améliorer la gestion intégrée des ressources en eau
- Accroître massivement les investissements dans le domaine de l'eau

La Déclaration ministérielle a identifié les priorités suivantes indispensables à notre futur : satisfaire les besoins fondamentaux en eau, assurer l'approvisionnement en eau, protéger les écosystèmes, partager les ressources en eau, gérer les risques, évaluer le prix de l'eau et gérer l'eau de façon plus judicieuse. Par contre, la tarification de tous les services d'eau en fonction de la totalité des coûts a été contestée ; ce point ne figure donc pas parmi les priorités de la déclaration.

2000

Déclaration du Millénaire des Nations unies

 

Définition des Objectifs de développement du Millénaire liés à l'eau :
"Réduire de moitié, d'ici 2015, la proportion des personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable ou qui n'ont pas les moyens de s'en procurer."

 

2001

Conférence internationale sur l'eau douce, Bonn
- organisée par le Gouvernement de la République d'Allemagne

 

L'eau est reconnue comme étant l'une des clefs du développement durable.

Volets essentiels de la Conférence de Bonn:
- Assurer la sécurité de l'approvisionnement en eau pour lutter contre la pauvreté.
- La décentralisation est un défi majeur. C'est au niveau local que les politiques nationales sont censées répondre aux besoins communautaires.
- L'instauration de nouveaux partenariats est indispensable à un meilleur approvisionnement en eau.
- Travailler dans un esprit de coopération au niveau des bassins fluviaux pour montrer comment l'humanité et la nature peuvent coexister en harmonie.
- Le renforcement et l'amélioration des modes de gouvernance constituent un volet essentiel.

Recommandations concernant les mesures à prendre:
- Gouvernance
- Mobilisation des ressources financières
- Renforcement des capacités et mise en commun des connaissances

2002

Sommet mondial sur le développement durable, (Rio + 10), Johannesbourg
Organisé par les Nations unies

 

Nouvelle affirmation des Objectifs de développement du Millénaire, qui prend en considération le problème de l'assainissement.
Objectif 7 : Assurer un environnement durable
Cible 10 : "D'ici 2015, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès à l'eau potable et aux services d'assainissement."
Plan d'application:
- Mettre en place des systèmes efficaces d'assainissement pour les ménages
- Améliorer les moyens d'assainissement dans les établissements publics, en particulier les écoles
- Encourager de meilleures pratiques d'hygiène
- Encourager une action éducative et une sensibilisation à l'intention des enfants, qui sont à cet égard des agents de changement des comportements;
- Encourager l'emploi de technologies et de pratiques peu coûteuses et socialement et culturellement acceptables;
- Développer des modes de financement et des partenariats novateurs;
- Intégrer les moyens d'assainissement dans la stratégie de gestion des ressources en eau.'

2003

3ème Forum mondial de l'eau, Kyoto

 

Publication du rapport Les Actions pour l'eau dans le monde, coordonnée par le Conseil mondial de l'eau. Les 3 000 actions rassemblées à travers ce travail illustrent les nombreux succès pour l'eau depuis le 2ème Forum mondial de l'eau, démontrant qu'il est à la fois possible de relever les défis liés à l'eau dans le monde et de poursuivre les efforts consentis à cet effet.

Priorités :
Gouvernance, gestion intégrée des ressources en eau, genre, pauvreté, financements, coopération, renforcement des capacités, efficacité de l'utilisation de l'eau, prévention de la pollution des eaux, réduction des désastres.

Un Panel d'experts financiers, formé en 2002 et présidé par Michel Camdessus, a présenté les besoins d'investissements au sein des différents services liés à l'eau, estimés à quelque 180 milliards de dollars, pour tenter de trouver des solutions visant à résoudre les problèmes de l'eau dans le monde. Bien que contestées, ces conclusions ont pourtant été intégrées au Plan d'action sur l'eau mis en place lors du Sommet du G8 à Evian, en 2003.

Lors de la Déclaration ministérielle, un Portefeuille des actions pour l'eau, regroupant l'ensemble des mesures politiques qui ont déjà été prises, a été présenté.

2003

 

 

 

Année internationale de l'eau

 

 


2006

4ème Forum mondial de l'eau, Mexico

 

 

"Des actions locales pour un défi mondial"
Une nouvelle approche a été mise en oeuvre au niveau local pour faire face aux problèmes liés à l'eau dans le monde. On placera les acteurs locaux au coeur du débat pour leur permettre de confronter leurs expériences et leurs connaissances.

 

2005

-2015

Décennie internationale d'action "L'eau, source de vie"(proclamée par les Nations unies)

 

Objectifs:
Se consacrer davantage aux questions liées à l'eau, à tous les niveaux, et à la mise en oeuvre des programmes et des projets ayant trait à l'eau
- Assurer la participation et l'engagement des femmes dans les efforts de développement liés à l'eau
- Intensifier la coopération à tous les niveaux. Priorités : pénuries d'eau, accès à l'assainissement, prévention des catastrophes, pollution, questions liées aux eaux transfrontières, l'eau et les femmes, l'assainissement et le genre, formation, financement, évaluation, gestion intégrée des ressources en eau, Afrique, région prioritaire.

 

http://www.worldwatercouncil.org/index.php?id=708&L=1

 

Par Alain - Publié dans : alain
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 10:22

Alors que la population mondiale a plus que triplé depuis le début du siècle, l'utilisation des ressources en eau douce a été multipliée par six. Dans les cinquante années à venir, la population mondiale aura encore augmenté de 40 à 50%. Avec la croissance de la population, conjuguée à l'industrialisation et à l?urbanisation, les besoins en eau seront considérables et les répercussions sur l'environnement multiples.

 

Manque d'eau salubre et d'assainissement

 

L'abondance des eaux usées quotidiennement déversées n'avait jamais représenté un aussi grand péril dans l'histoire de notre planète : selon le programme conjoint de suivi 2004 OMS-UNICEF, plus d'une personne sur six buvait encore de l'eau provenant de sources non potables (soit 1,1 milliard de personnes) et plus de deux personnes sur six manquaient d'installations sanitaires de base (soit 2,6 milliards de personnes) en 2002.
3 900 enfants meurent chaque jour de maladies transmises par l'eau (OMS 2004). Il faut savoir que seules les populations les plus démunies sont concernées par ces chiffres. En réalité, ceux-ci devraient être beaucoup plus élevés.


Photo by ADMVB bokidiawe@yahoogroupes.fr

 

Raréfaction des ressources en eau

 

Crise agricole

 

Bien qu'au cours des 30 dernières années des efforts significatifs aient été consentis pour garantir la sécurité alimentaire, les prélèvements d'eau destinés à l?irrigation représentent 66% du total des prélèvements au niveau mondial, avec plus de 90% dans les régions arides, tandis que 34% de ces prélèvements sont destinés à la consommation domestique (10%), aux activités industrielles (20%) ou proviennent de l?évaporation des réservoirs (4%). (Source: Shiklomanov, 1999)

A mesure que les besoins en eau de chaque individu augmentent en raison de l'évolution des modes de vie et de l'accroissement de la population, la proportion de l?eau consommée pour les besoins humains devient plus importante. Conjuguée à l'irrégularité dans le temps et l'espace, qu'elle soit destinée à la production alimentaire, aux installations industrielles ou à un tout autre usage, l'eau se fait de plus en plus rare.

 

Crise de l'environnement

 

La situation est d'autant plus dramatique que la hausse de la consommation d'eau pour les besoins humains n'entraîne pas seulement une baisse de la quantité d'eau disponible pour le développement industriel et agricole, mais constitue également une grave menace pour les écosystèmes aquatiques et leurs espèces. De ce fait, les écosystèmes ne parviennent plus à maintenir léquilibre de notre environnement. (cf L'eau et la nature)

 

Le concept de stress hydrique



Source: WaterGAP 2.0 - décembre 1999

 

 

On assiste à un stress hydrique lorsque la demande en eau dépasse la quantité des ressources disponibles. Sur cette carte, l'indicateur de stress hydrique mesure la part de l'eau prélevée par rapport aux ressources totales renouvelables. Il s'agit du ratio de criticité, qui indique que le stress hydrique repose sur la variabilité des ressources en eau. Le stress hydrique entraîne une dégradation des ressources d'eau douce en termes de quantité (surexploitation des eaux souterraines, rivières asséchées, etc.) et de qualité (eutrophisation, pollution par la matière organique, intrusion saline, etc.). La valeur du ratio de criticité qui indique un stress hydrique élevé se fonde sur le jugement et l?expérience de spécialistes (Alcamo and others, 1999). Il varie de 20% pour les bassins dont l?écoulement est très variable à 60% pour les bassins des zones tempérées. La carte tient compte d'un seuil de 40% pour caractériser un stress hydrique élevé. On constate que la situation à travers le monde est très hétérogène.

Les tensions ne cessent de s'accroître

 

A mesure que les ressources en eau s'épuisent, les tensions entre les différents utilisateurs risquent de s'amplifier, tant au niveau national qu'au niveau international. On a répertorié plus de 260 bassins-versants fluviaux partagés par deux ou plusieurs pays. En l'absence d'accords et d'institutions solides, une évolution soudaine au sein d?un bassin risque de provoquer des tensions transfrontalières. Les grands projets qui ne sont pas accompagnés de programmes régionaux de coopération peuvent être à l'origine de conflits, intensifiant ainsi l?instabilité dans la région. L'exemple des fleuves Parana et de la Plata, de la mer d'Aral, du Jourdain et du Danube illustrent bien cette situation. En raison des pressions exercées sur la mer d'Aral, la moitié de sa superficie a disparu, soit 2/3 de son volume d'eau. 36 000 km² de fonds marins sont désormais recouverts de sel.

Comment améliorer la situation ?

"Il existe aujourd'hui une crise de l'eau, mais cette crise n'est pas due à son insuffisance à satisfaire nos besoins ; elle résulte plutôt d'une si mauvaise gestion de cette ressource que des milliards de personnes - et l'environnement - en souffrent gravement." Rapport sur la Vision mondiale pour l'eau

En l'état actuel des choses, il est encore possible de prendre des mesures constructives pour éviter que la crise ne s'amplifie. Tout le monde s'accorde pour reconnaître que nos ressources en eau douce sont limitées et qu'il convient de les protéger, en termes de quantité et de qualité. Ce défi lié à l'eau concerne non seulement la communauté de l?eau, mais également les décideurs ainsi que chaque être humain. "L'eau est l'affaire de chacun", tel était le slogan du 2ème forum mondial de l'eau.

Economiser les ressources en eau

Quel que soit l'usage que l'on fasse de l'eau douce - pour l'agriculture, l'industrie ou la consommation domestique - il existe des possibilités considérables d'économies et d'amélioration de la gestion. Presque partout, on gaspille de l'eau. Tant qu'ils ne se trouvent pas en présence de pénuries, la plupart des pays et des gens pensent qu'avoir accès à l'eau est chose toute naturelle. Avec l'urbanisation et l'évolution des styles de vie, la consommation d'eau continuera de grimper. Néanmoins, l'évolution des régimes alimentaires, par exemple, peut contribuer à atténuer le problème : en effet, la quantité d'eau nécessaire à la production d'1kg de pommes de terre est de 100 litres, alors que pour 1kg de boeuf, il faudra 13 000 litres d'eau.

Améliorer l'approvisionnement en eau potable

L'eau devrait être placée au coeur des priorités. Le Conseil mondial de l'eau a pour objectif, entre autres, d'accroître la sensibilisation aux problèmes liés à l'eau. Les décideurs, à tous les niveaux, doivent être impliqués. L'un des Objectifs de développement du millénaire consiste à réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de personnes n'ayant pas durablement accès à l'eau salubre et à des installations sanitaires de base. A cet effet, un certain nombre de mesures devraient être envisagées:

  • garantir le droit à l'eau;
  • décentraliser la responsabilité de l'eau;
  • développer les savoir-faire au niveau local;
  • augmenter et améliorer les financements;
  • assurer le suivi et l'évaluation des ressources en eau.

Renforcer la coopération transfrontalière

En ce qui concerne les conflits transfrontaliers, le développement économique et la valorisation du patrimoine culturel des régions peuvent être renforcés par les Etats dans le cadre d'accords de coopération sur l'eau. La gestion des ressources en eau peut être considérée comme un facteur de coopération et de paix, plutôt qu'un enjeu géostratégique entraînant un conflit armé. Bon nombre d'initiatives ont été lancées pour éviter les crises. Des engagements institutionnels, comme pour le fleuve Sénégal, ont été conclus. En 2001, l'UNESCO et la Croix verte internationale ont mis en oeuvre conjointement le programme "Du conflit potentiel au potentiel de coopération" en vue de promouvoir la paix, à travers l'intégration de solutions de coopération entres les Etats et les différentes parties prenantes.

Pour en savoir davantage sur ce programme:

www.gci.ch/en/programs/natural_02.htm 

www.unesco.org/water/wwap/pccp

Par Alain - Publié dans : alain
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Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 10:20


L'eau peut-elle être gratuite?



Chaque jour, jusqu'à 30 000 personnes meurent de maladies liées au manque d'eau potable. Après vingt ans de bonnes intentions proclamées, 1,5 milliard d'habitants de la planète n'ont toujours aucun accès à cette ressource vitale. Alain Henry et Jean-Luc Touly, que tout oppose, se battent pour cette même cause. Le premier dirige les programmes d'accès à l'eau de l'Agence française de développement, l'organisme public qui, en 2005, a géré près de 2,2 milliards d'euros de projets de soutien en faveur des pays en voie de développement. Le second a un passé militant plus tumultueux. Ancien salarié du groupe Veolia, il est devenu la bête noire des multinationales de l'eau, dont il traque les excès. Aujourd'hui, il dirige l'Association pour un contrat mondial de l'eau, créée en novembre 2001, qui, dans la mouvance altermondialiste, cherche à faire pression sur les gouvernements afin que l' «or bleu» soit un droit universel et un bien gratuit pour tous les Terriens, même les plus démunis

Entre le 4e Forum mondial de Mexico (16-22 mars) et la journée qui lui était consacrée le 22 mars, jamais l'eau n'a fait l'objet de tant de débats. Doit-on la considérer comme une ressource en péril?
Alain Henry: Elle est surtout naturelle et renouvelable. Ce qui ouvre la porte à de beaux espoirs. Il s'agit ici de l'eau potable nourricière. Celle-ci représente seulement 3% des ressources hydriques totales, dont une bonne partie se trouve prisonnière des glaces polaires, donc inaccessible. Les trois quarts de cette eau douce utile servent à l'industrie, à l'agriculture ou à l'élevage. Le dernier quart sert aux besoins domestiques ou à se désaltérer. Bref, les quantités vitales dont nous parlons sont finalement infimes à l'échelle de l'ensemble de l'eau disponible sur la planète, si bien que l'on peut espérer ne pas en manquer dans les années à venir.
Jean-Luc Touly: Le problème se pose moins en termes de ressources que de répartition et d'usages. Oui, il y aura suffisamment d'eau douce même dans vingt ans lorsque l'humanité sera passée de 6 à 8 milliards d'individus. Mais cette quantité moyenne va diminuer avec l'explosion démographique et les besoins humains en eau plus grands: ils ont déjà été multipliés par sept. D'immenses inégalités persisteront à cause de la répartition des réserves: aujourd'hui, 40% d'entre elles se concentrent dans six pays principaux et, demain, les mêmes régions qu'aujourd'hui continueront à souffrir de stress hydrique. Immanquablement, l'or bleu va devenir le pétrole du XXIe siècle.


«L'objectif? Réduire de moitié le nombre de personnes qui n'ont pas d'accès à l'eau d'ici à 2015»
Alain Henry
 

Ce coût a-t-il déjà été chiffré pour les décennies à venir? Et comment le financer?
A. H.: Dans la foulée de la création d'un Conseil mondial de l'eau (1996) ont suivi à intervalles réguliers un certain nombre de forums: Marrakech (1997), La Haye (2000), Johannesburg (2002), Kyoto (2003), jusqu'à celui de cette année à Mexico. Ces grands raouts aboutissent souvent à des déclarations d'intention, mais ils sont aussi une formidable caisse de résonance, même pour vous, altermondialistes, qui, grâce à eux, avez gagné en légitimité. Ces rassemblements permettent, enfin, de confronter les points de vue des experts et des acteurs de l'ensemble du secteur. L'un des plus beaux acquis de ce type de rendez-vous a été les «Objectifs du millénaire», adoptés à New York en l'an 2000: l'humanité promet de réduire de moitié le nombre de personnes qui n'ont pas d'accès durable à une eau saine d'ici à 2015. Ce qui revient à rassembler chaque année entre 11 et 15 milliards de dollars supplémentaires par rapport à ce qui est déjà engagé par l'aide au développement.
J.-L. T.: Cette somme n'est pas inaccessible, même si le but ne sera jamais atteint en temps et en heure. Il faut d'abord que les gouvernements les plus riches s'acquittent chaque année de leur aide au développement, ce qui est loin d'être le cas. Ensuite, il faut trouver d'autres financements collectifs et durables. Nous proposons un impôt mondial de solidarité aux pays de l'OCDE, équivalent à 0,01% de leur produit intérieur brut. Mais des secteurs bien ciblés qui profitent de la mondialisation pourraient aussi participer à cet effort financier. Nous militons pour taxer le commerce de l'armement, dont le chiffre d'affaires dépasse 1 000 milliards de dollars. Ou celui de l'eau en bouteille, trusté par quelques multinationales (Danone, Nestlé, Coca-Cola et Pepsi).
A. H.: Ce n'est pas à moi de contester la faisabilité de ces propositions, même si, on le voit bien, c'est la volonté politique commune des Etats qui fait cruellement défaut lorsqu'il s'agit de faciliter l'accès des plus pauvres à l'eau. Je n'ai aucune position idéologique et si les gestions publiques et 100% privées n'ont pas toujours été satisfaisantes, je veux juste faire remarquer qu'il existe d'autres moyens d'action, moins radicaux, plus limités mais aux résultats efficaces. L'Agence française de développement encourage, par exemple, le multipartenariat en s'appuyant sur les organisations régionales. A N'Djamena (Tchad), nous avons ainsi réussi à étendre la desserte d'eau à la périphérie par la création de miniréseaux fondés sur des associations d'usagers parfaitement organisées. Ce type d'action ne révolutionne pas le pays mais va dans le sens que nous souhaitons, celui de la responsabilisation. Et, pardonnez le jeu de mots, ce sont bien «ces petits ruisseaux» qui font les grandes rivières.
 
L'Express du 23/03/2006
Environnement
propos recueillis par Bruno D. Cot
Par Alain - Publié dans : alain
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